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Fri Oct 16 2026 at 09:00 am to 01:30 pm UTC-04:00

Les multiples futurs du cadre bâti – Du rétrofit à la requalification

  • Université de Montréal - Faculté de l'aménagement · Montréal
  • From CAD 56.64
Chaire Fayolle-Magil Construction \u2013 FORMES Publisher / Host Chaire Fayolle-Magil Construction – FORMES
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Les multiples futurs du cadre b\u00e2ti  \u2013  Du r\u00e9trofit \u00e0 la requalification
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La Chaire Fayolle-Magil Construction, en collaboration avec le magazine FORMES, vous propose une occasion de discussion et de débat.
About this Event

Les multiples futurs du cadre bâti existant : du rétrofit à la requalification


Le Séminaire INTERFACES 2026 est organisé par la Chaire Fayolle-Magil Construction et le magazine FORMES, avec l’appui de deux projets de recherche de l’Université de Montréal : Requalification des bâtiments publics au Québec et le Laboratoire INTERFACES BOIS.

Le séminaire comprendra deux tables rondes en présentiel ainsi qu’un café-réseautage. L’événement marquera également le lancement d’une plateforme Web de documentation et d’une série d’articles consacrés au cadre bâti existant.

Renseignement : [email protected]


QUESTIONS

  • Comment déterminer le niveau d’intervention approprié sur un bâtiment existant ?
  • Quelles innovations permettront d’accélérer la requalification du cadre bâti existant ?
  • Quelles nouvelles formes de gouvernance permettront de concilier patrimoine, décarbonation, logement et viabilité économique ?



Le contexte

Pendant plusieurs décennies, le développement urbain s’est appuyé sur la construction de nouveaux bâtiments. Les immeubles devenus désuets étaient progressivement abandonnés, remplacés ou démolis. Aujourd’hui, les impératifs de décarbonation, la rareté des ressources, la crise du logement, le vieillissement du parc immobilier, les contraintes budgétaires, ainsi que la reconnaissance croissante de la valeur patrimoniale des bâtiments existants conduisent à remettre en question ce modèle. Le bâtiment existant apparaît parfois non plus comme un problème à résoudre, mais comme une ressource à valoriser. Certains considèrent même que « le bâtiment le plus écologique est celui qui est déjà construit ».

On doit de plus en plus considérer une diversité de stratégies d’intervention, allant du maintien d’actifs et de l’entretien continu jusqu’à la démolition partielle ou totale, en passant par l’entretien préventif, la mise aux normes, la rénovation, la restauration, la modernisation, la réhabilitation, la réutilisation adaptative, la reconversion, etc. À travers ce séminaire, la Chaire Fayolle-Magil Construction souhaite ouvrir un espace de réflexion critique sur les multiples futurs du cadre bâti existant. Nous nous concentrons sur deux stratégies spécifiques : le rétrofit et la requalification. Le premier vise généralement à améliorer les performances d’un bâtiment tout en conservant sa fonction principale. Il s’agit souvent de renforcer la structure, d’améliorer l’efficacité énergétique, de remplacer les systèmes mécaniques ou de moderniser l’enveloppe afin de prolonger la durée de vie utile de l’édifice. La requalification, quant à elle, ouvre un champ plus vaste. Elle suppose que l’on puisse également repenser les usages, transformer l’organisation spatiale, adapter le bâtiment à de nouvelles fonctions et répondre à des besoins sociaux urgents, tels que le logement abordable et les services.

Plus facile à dire qu’à mettre en œuvre. Au Québec, la volonté d’intervenir sur le cadre bâti se heurte à plusieurs défis. De nombreux immeubles présentent des déficiences structurelles, contiennent des contaminants, offrent des enveloppes peu performantes et des configurations spatiales difficilement adaptables aux usages contemporains. Des exigences accrues en matière de sécurité incendie, d’accessibilité universelle, d’efficacité énergétique et de résilience rendent ces interventions longues et coûteuses. Le manque de main-d’œuvre dans certains secteurs, les responsabilités professionnelles, l’opposition citoyenne, les modes de réalisation traditionnels et les risques de poursuites en cas de défaillances entravent l’innovation. Les interventions mobilisent une pluralité d’acteurs — propriétaires, gestionnaires immobiliers, concepteurs, urbanistes, autorités réglementaires, historiens, entrepreneurs, chercheurs, militants et citoyens — dont les objectifs sont parfois contradictoires.

Cela dit, les possibilités d’innovation n’ont jamais été aussi nombreuses. Les systèmes préfabriqués, les structures légères en bois, les matériaux biosourcés, la numérisation du bâtiment existant, les nouveaux outils d’analyse du cycle de vie ou encore les approches de conception intégrée permettent aujourd’hui d’envisager de nouvelles façons d’intervenir. Les interfaces entre les structures existantes en béton ou en acier et les nouvelles composantes préfabriquées en bois ouvrent notamment des perspectives prometteuses pour accélérer les travaux, réduire les émissions de carbone et limiter les perturbations sur les chantiers.

Or ces innovations soulèvent elles aussi de nombreuses interrogations : comment déterminer le niveau d’intervention approprié ? Dans un contexte économique difficile, à quel prix est-il justifié de préserver l’existant ? Comment adapter, faire évoluer ou, au besoin, remettre en question les cadres réglementaires pour favoriser l’intervention sur le cadre bâti existant ? Quelle est la véritable valeur économique de la préservation par rapport à la démolition d’un immeuble ? Comment concilier plusieurs objectifs susceptibles d’entrer en contradiction, tels que la préservation du patrimoine bâti et l’accessibilité universelle ; la résilience et la réduction du carbone intrinsèque ; ou encore l’abordabilité, la qualité des logements et la sécurité incendie ? Ces questions invitent à dépasser une vision strictement technique ou économique des interventions sur le cadre bâti existant, puisqu’elles soulèvent des arbitrages qui relèvent de véritables choix de société. Choisir l’avenir d’un bâtiment devient ainsi un exercice collectif qui exige de nouvelles formes de gouvernance, de collaboration et de prise de décision.


Pourquoi ce séminaire ?

Ce séminaire réunira des chercheurs, professionnels, gestionnaires publics, décideurs, industriels et étudiants afin de débattre de ces enjeux. Car au fond, la question n’est peut-être plus de savoir s’il faut conserver ou démolir, mais bien comment imaginer les multiples futurs possibles de notre cadre bâti existant.


Bienvenu(e)s à cette discussion éclairée sur les enjeux des futurs du cadre bâti existant.



Admissible à la formation continue selon les paramètres de l’Ordre des architectes du Québec et de l’Ordre des urbanistes du Québec. Pour l’Ordre des ingénieurs du Québec, nos activités de formation peuvent être admissibles en vertu du Règlement sur la formation continue obligatoire des ingénieurs.


Pour le programme détaillé, consultez-le ici

Documentation sur le sujet, consultez-le ici

Page principale du séminaire, consultez-le ici


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Event venue & nearby stays

Université de Montréal - Faculté de l'aménagement, 2940 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal, Canada

Tickets CAD 56.64 to CAD 117.87
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