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📢 Entrée libre / Free entranceSalon de la Culture
Al-Khwarizmi, le père fondateur de l'IA
Avec la participation de Karim Jerbi (professeur titulaire au Département de psychologie de l’Université de Montréal et directeur du Lab ainsi que du centre de recherche Neuro-AI UNIQUE au Québec.), Dr Vanessa Hadid (chercheuse en neurosciences cognitives à l’Université de Montréal, affiliée au CUSM) , Khaoula Chehbouni (doctorante à l’Université McGill et chercheuse à Mila, spécialisée en intelligence artificielle responsable), Bernard R. Hodgson (professeur titulaire au Département de mathématiques et de statistique, spécialiste de l’histoire et de l’enseignement des mathématiques, Université Laval )
Modératrice : Dr Vanessa Hadid
En partenariat avec École de langue - UQAM
📆 10 novembre, 18h - 20h
📍 UQAM, Pavillon J-A DeSève, Entrée Saint-Catherine, salle DS-280
Il y a près de mille deux cents ans, dans la Bagdad abbasside de la Maison de la Sagesse, un savant nommé Muhammad Ibn Musa Al-Khwarizmi rédigeait un traité destiné à résoudre des équations par un ensemble de règles précises et reproductibles. Ce texte, l'Al-Kitab al-mukhtasar fi hisab al-jabr wal-muqabala, a donné naissance au mot « algèbre ». Mais c'est son propre nom, latinisé en « algorismus », qui a fini par désigner quelque chose d'encore plus fondamental : l'algorithme, cette suite finie et ordonnée d'instructions qui, aujourd'hui, fait tourner chaque intelligence artificielle sur la planète.
Il y a une forme de vertige à se dire que chaque modèle de langage, chaque système de reconnaissance faciale, chaque algorithme de recommandation qui façonne nos vies numériques, repose in fine sur un principe formulé par un savant persan écrivant en arabe, au service d'un calife, il y a plus d'un millénaire. Al-Khwarizmi n'a évidemment pas conçu l'intelligence artificielle. Mais il en a posé, sans le savoir, l'une des conditions de possibilité les plus fondamentales : l'idée qu'un problème complexe peut être résolu par une procédure systématique, décomposable, transmissible.
Cette filiation, aussi vertigineuse soit-elle, est rarement rappelée dans les récits dominants sur l'histoire des technologies, volontiers centrés sur la Silicon Valley et ignorant tout ce qui l'a précédée. Or, à l'heure où l'intelligence artificielle redessine les équilibres économiques, géopolitiques et culturels du monde, il n'est pas anodin de se réapproprier cette généalogie : celle d'un âge d'or scientifique arabo-musulman qui a posé les fondations conceptuelles de notre présent numérique.
Que signifie, pour le monde arabe et pour les sociétés qui se reconnaissent dans cet héritage, de revendiquer cette paternité intellectuelle à l'heure où l'IA se construit très largement hors de leurs frontières, sans elles ? Peut-on faire de cette mémoire un levier d'appropriation technologique plutôt qu'une simple fierté patrimoniale ?
www.festivalarabe.com
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Event venue
Université de Montréal - Pavillon J.-A. DeSève, 2332 boul. Édouard-Montpetit,Montreal, Quebec, Canada
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