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25 NOVEMBRE : Journée internationale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles :L'inter-organisations féministe de Rennes appelle à la mobilisation pour des vies dignes, libres et sans violences pour toustes !
RDV 18h à République (Rennes) pour un rassemblement suivi à 19h d'une marche aux flambeaux commémorative et revendicative !
L'appel à mobilisation :
Toutes et tous en grève le 25 novembre
Pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles !
Elle s’appelait Monique à Rennes. Tatiana à Saint-Jouan-des-Guérets. C’était Émilie à Rennes. Elles sont mortes cette année, tuées par des hommes. Tuées parce que femmes. Ce 25 novembre, comme chaque année, nous marcherons pour elles et pour toutes les autres tuées en France depuis le début de l’année. Nous ne voulons plus compter nos mortes !
En 2017, Macron déclarait l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat. En 2025, les chiffres sont sans appel. Sous sa présidence, on dénombre 1058 féminicides dont 138 depuis le début de l’année, et un viol ou une tentative de viol toutes les 2min30. Les agresseurs et violeurs bénéficient d’une impunité quasi totale. Sur la période 2012-2021, le taux de classement sans suite atteint 86 % dans les affaires de violences sexuelles et 94 % pour les viols. Dans un rapport publié le 16 septembre dernier, un groupe d’expert·es du conseil de l’Europe épingle et pointe les lacunes considérables de la France dans la lutte contre les VSS.
Toutes ces violences sont majoritairement le fait d’hommes. Elles ne sont malheureusement ni exceptionnelles, ni le fait de monstres mais bien l’expression d’une violence ancrée dans un système patriarcal qui n’est pas combattu à la hauteur de ce qu’il devrait être.
L’interorga Féministe de Rennes dénonce les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants, aux femmes et minorités de genre, qu’elles aient lieu à la maison, à l’école, au travail ou dans la rue. Elles doivent être combattues partout !
Luttons contre les beaux discours et les coupes budgétaires
Nous dénonçons les beaux discours et les déclarations d’intentions qui sont vite oubliées quand il s’agit de les traduire dans le projet de budget actuellement débattu au parlement.
Depuis des mois, associations et agent.es des services publics alertent sur le manque de moyens humains et financiers qui dégradent leurs conditions de travail et d’accueil : postes non pourvus, heures supplémentaires, arrêts non remplacés, absence de financement du Ségur, réorganisations incessantes, fermeture de centres de santé sexuelle… Ce sont ces structures qui accueillent et accompagnent les victimes de violences sexistes et sexuelles.
Ce désengagement de l'état attaque directement les politiques publiques de prévention et de protection.
Il est urgent de donner des moyens humains, matériels et financiers aux associations et organisations pour qu’elles puissent agir concrètement contre les violences sexistes et sexuelles !
Luttons pour l’amélioration de la situation en Ille-et-Vilaine
En Ille-et-Vilaine ce sont des associations comme le Planning Familial, le Centre d’Information des Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) et Iskis qui sont directement menacées.
Le Planning Familial 35 comme le CIDFF, se voient contraints par l’État de supporter une augmentation conséquente de leurs charges, sans compensation financière du fait des restrictions budgétaires que l’Etat impose aux associations et aux collectivités locales. Le déficit du PF35 est tel que sans soutien financier supplémentaire l’association va devoir prendre des mesures concrètes et brutales : plan social, diminution du nombre d’entretiens d’écoute et de consultations, réduction du nombre d’interventions dans les établissements scolaires…
Pour Iskis, la préfecture a clairement fait le choix de ne pas renouveler une subvention et c’est donc 40 000€ de recettes en moins pour cette année. Ce qui contraint l’association à licencier des salarié·es et donc à dégrader drastiquement l’aide, le soutien et l’accompagnement aux personnes LGBTQIA+ qui ont pourtant peu de ressources localement.
À la Maison des Femmes de Rennes la liste d’attente est de 4 mois pour obtenir un premier entretien et ainsi entrer dans les soins et accompagnements. De la même façon, les hébergements d’urgence pour les femmes victimes de violences n’ont pas les moyens d’accueil pour répondre à toutes les demandes.
De plus, lorsque nous interpellons les pouvoirs publics et la préfecture d’Ille-et-Vilaine à ce sujet, il nous est souvent répondu que ces places d’hébergement d’urgence sont occupées par des personnes migrantes. Ce discours est totalement hypocrite quand on sait que les institutions de l’État et les institutions locales laissent femmes et enfants à la rue dans des conditions indécentes, comme c’est le cas par exemple des exilé.e.s de Maurepas.
Nous refusons catégoriquement d’opposer les victimes de violence du systèmes entre elles et exigeons des solutions de logement durables et dignes pour toustes : les femmes victimes de violence conjugales, les femmes vivants à la rue qui courent encore plus que les autres le risque d’être victimes de VSS ou les personnes migrantes, notamment les nombreuses mères isolées qui vivent sous la menace des interventions policières.
Luttons contre les violences sur nos lieux de travail
Au travail Le constat est tout aussi alarmant : les violences sexistes et sexuelles y sont connues et identifiées mais restent largement répandues. Les femmes et minorités de genre de toutes professions et de toutes catégories socioprofessionnelles sont touchées, dans les secteurs privés comme publics.
1/3 des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail. Et pour celles qui ne se taisent pas, c’est souvent la double peine : 40 % de celles qui parlent estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement. Nos employeur.euses ont des obligations de sécurité, de prévention et de protection, y compris dans ce domaine, qu’iels ne respectent pas.
Luttons contre l’instrumentalisation de nos luttes par l’extrême-droite
Dans les luttes contre les VSS, la droite et l’extrême droite ne sont pas des alliées. Le RN a voté contre l’introduction du consentement dans la définition du viol. De manière générale, la droite et l’extrême droite sont muettes, quand elles ne défendent pas carrément les agresseurs. Ce qui les intéresse ce ne sont pas les victimes, ce ne sont pas les violences et leur nature. Ce qui les intéresse, c’est le statut administratif, l’origine géographique voire la religion, réelle ou supposée, du mis en cause. Et ils choisissent soigneusement les cas de féminicide pour servir leur agenda islamophobe et sexiste.
Luttons pour une mobilisation internationale
Nous savons que les femmes sont toujours les premières cibles des violences : ainsi, lors des conflits armés à travers le monde, les VSS sont utilisées comme une arme. Contre les violences sexuelles de masse et les génocides des peuples, les femmes se lèvent et notre solidarité va aux Palestiniennes, aux Congolaises, aux Soudanaises, aux Ukrainiennes, aux Pakistanaises...
Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas une fatalité.
A nous de nous mobiliser pour faire respecter les droits des femmes, des minorités de genre et des enfants dans la rue, à la maison, au travail et à l’école. Nous voulons gagner de nouveaux droits et faire cesser les violences sexistes et sexuelles.
Ce 25 novembre, nous marcherons aux côtés des salarié·es du Planning Familial, de la maison des femmes de rennes, d’Iskis, du CIDFF et des professionnel·les du social et du soin : PMI, ASE, centres de santé sexuelle. Nous serons aux côtés des femmes qui partout subissent les guerres capitalistes.
Parce que seule la lutte paie, nous appelons tout le monde à se mettre en grève et à venir en manifestation le 25 novembre contre les budgets d’austérité, pour des services publics de qualité accessibles à toutes, pour le financement des associations, pour un monde sans exploitation des femmes et de leurs corps, sans violences sexistes et sexuelles !
Rendez-vous à partir de 18h à République pour une marche aux flambeaux commémorative et revendicative !
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Event Venue
Place de la République (Rennes), Rennes, France
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