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𝗦𝗸𝗶𝗻, 𝗜𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶𝗯𝗲𝗱 𝗙𝗶𝗹𝗺𝘀 𝗯𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗹𝗶𝗲𝗻𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲́𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝗻
Séance présentée et programmée par 𝗧𝗲𝘁𝘀𝘂𝘆𝗮 𝗠𝗮𝗿𝘂𝘆𝗮𝗺𝗮, en collaboration avec 𝗖𝗶𝗻𝗲́𝗱𝗼𝗰 et l’association 𝗠𝗮𝗻𝗶, et suivie d’une discussion avec le public.
► De la même manière qu’un·e artiste peintre applique la matière brute sur une toile, le·la cinéaste applique la lumière (et d’autres matières) sur la pellicule. Cette programmation réunit des œuvres produites au sein de laboratoires de cinéma autogérés par des artistes – des laboratoires créés par des artistes, pour des artistes – disséminés à travers le Brésil, issus de l’immensité et de la diversité géopolitique de ses territoires. Ces films explorent le rapport entre les sensations physiques et les plantes, entre la nature et la culture (humaine), abordant la « peau » du film comme une matière tangible. L’événement cinématographique advient alors comme une situation éphémère, prenant corps au moment même où la pellicule traverse le projecteur. Loin des attentes du cinéma commercial, ces œuvres émergent des intérêts personnels de chaque artiste. Ne conviendrait-il pas alors de les désigner plus justement comme des « photographes en action » ? – Tetsuya Maruyama
► 𝗔𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 :
𝑊𝑖𝑙𝑑 𝐹𝑙𝑜𝑤𝑒𝑟
Moira Lacowicz
2025, 16mm, double projection, couleur, son numérique, 3’
Wild Flower est une œuvre élargie, encore en cours, initialement projetée en double écran, dans laquelle le processus et les relations entre les images structurent le film. Partant de délicats phytogrammes, l’œuvre traverse des négatifs de fleurs, des paysages de plage subjectifs, des scènes de la vie quotidienne de pêcheurs, pour culminer dans le battement viscéral d’un cœur.
𝐶𝑜𝑟𝑝𝑠𝑒 𝑜𝑓 𝑊𝑎𝑡𝑒𝑟/ 𝐶𝑜𝑛𝑓𝑖𝑛𝑒𝑑 𝐹𝑙𝑢𝑥
Helder Martinovsky
2020, 16mm, n&b, son numérique, 14’
Une masse d’eau apparaît sous forme de nuages lourds, qui se déversent sur les montagnes puis jaillissent de la terre en sources, se transformant en rivières. Celles-ci suivent leur cours comme un flux d’énergie, organisé dans l’harmonie de leur propre chaos, jusqu’à rencontrer des obstacles morbides.
𝐶𝑜𝑛𝑠𝑖𝑑𝑒𝑟
Ж
2024, 16mm, n&b, silencieux, 3’
des bombes comme des feux d’artifice,
l’artifice de la guerre télévisée dans un ciel noir et doux,
des perforations de lumière dans le velours du film
pour toute réflexion sérieuse,
le sidéral
CONSIDÉRER
à la mémoire des morts à Gaza, les étoiles.
𝐼 𝑊𝑖𝑙𝑙 𝑅𝑒𝑚𝑒𝑚𝑏𝑒𝑟 𝐿𝑢𝑐𝑦
Maria Mion
2022, 16mm, n&b, son numérique, 3’
Combien de fois faut-il accéder à la mémoire pour se souvenir de l’image de quelqu’un avant qu’elle ne se transforme ou ne disparaisse ? Ce film aborde la fragmentation de la mémoire à travers une séquence de reproductions d’une photographie, réalisées à l’aide de diverses techniques analogiques.
𝐵𝑙𝑒𝑎𝑐ℎ 𝐹𝑎𝑟𝑚
Lígia M. Teixeira & Francisco B. Gusso
2024, 16mm, n&b, son numérique, 3’
Une expérience photochimique en 16 mm. La pellicule a été développée à l’aide d’un révélateur écologique à base de tournesols des champs, teintée et virée manuellement, puis traitée avec de l’hypochlorite de sodium.
𝑇𝑦𝑝𝑒𝑓𝑖𝑙𝑚 𝑎𝑛 𝐴𝑟𝑚𝑜𝑟𝑦 𝑆ℎ𝑜𝑤
João Reynaldo
2025, 16mm, double projection, couleur, silencieux, 4’
Typefilm an Armory Show est une œuvre d’animation sans caméra, entièrement tapée à la machine à même la pellicule.
𝑊𝑎𝑙𝑑𝑒𝑛 𝑆𝑡𝑟𝑒𝑒𝑡
Duo Strangloscope
2025, 16mm, double projection, n&b, silencieux, 3’
La nature produit la vision. Le regard, tel un bateau, dérive, guidé par les feuilles des arbres contre le ciel. Des images d’une banalité facilement observable, autrefois évidente au premier regard, transforment le trajet en une rencontre avec une nature à la fois proche et distante. Un paysage en voie de disparition, une flânerie du regard de plus en plus improbable : voir ce qui bouge autour de nous. Walden Street est un road movie suspendu dans le temps par notre manière de regarder les écrans.
Dans cette version 16 mm, le film revient, autre, pour inscrire sur la « peau » de la pellicule les fragments des plantes ayant produit la métamorphose chimique lors du développement des images. Nous reprenons le chemin du regard porté sur ce qui se trouve entre nous et le ciel, une déviation face à l’aveuglement d’Instagram = grammaire de l’instantané.
𝑈𝑛𝑡𝑖𝑡𝑙𝑒𝑑 (𝑇ℎ𝑟𝑒𝑒 𝑀𝑜𝑜𝑛𝑠)
Tetsuya Maruyama
2024, 16mm, double projection, n&b, son optique, 10’
Une lune, deux lunes, trois lunes.
Bien que unifiées par la norme de 24 images par seconde, chaque projecteur avance à son propre rythme subtilement distinct. Cela produit un effet (un défaut) incommensurablement petit, une « imperfection » qui persiste dans notre perception rétinienne au fil du temps, se déployant comme une orbite lunaire.
𝗥𝗲𝗺𝗲𝗿𝗰𝗶𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 : Tetsuya Maruyama et toustes les cinéastes, Naara Fontineli, Monise Nicodemos, Benoît Carpentier, Mariya Nikiforova.
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Event Venue & Nearby Stays
Cinéma le Grand Action, 5 Rue des Écoles, 75005 Paris, France, Paris
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